Posté le 01.06.2007 par blog huriau-actu
Sarkozy veut étendre les heures supplémentaires à tous les salariés du privé et du public, aux grandes comme aux petites entreprises. Au-delà de 35 heures, les heures supplémentaires, majorées de 25 %, seraient exonérées de cotisations sociales pour les employeurs et les salariés.
Mais plus précisément, quelles cotisations seront supprimées et sur quelle part, patronale ou salariale ? Qu'est-ce qui sera compensé par l'État, sur ce manque à gagner pour la Sécurité sociale en matière de cotisations retraite, maladie, chômage, retraite complémentaire, CSG ?
Autant de questions, sans réponses pour le moment, concernant des sommes qui portent actuellement sur cinq milliards d'euros par an !
Derrière le slogan de « travailler plus pour gagner plus », ces mesures veulent donner les moyens aux patrons d'exploiter au moindre coût leurs salariés, sans augmenter les salaires horaires. C'est même pour les patrons une incitation à répartir la charge de travail sur le moins de salariés possible ! Quel progrès social !
Le Medef applaudit ce transfert de la protection sociale des salariés vers l'État et tous les contribuables. Faire supporter par la collectivité une partie des cotisations sociales, voilà le rêve patronal que Sarkozy propose d'étendre !
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Posté le 01.06.2007 par blog huriau-actu
des cadeaux pour les riches
Pendant sa campagne, Sarkozy avait promis des cadeaux fiscaux aux plus riches. Dans ce domaine, le gouvernement ne perd pas de temps puisque le ministre du Budget, Éric Wœrth, a déjà annoncé la série de mesures qu'il comptait prendre d'ici l'été.
La première concerne le « bouclier fiscal », qui passera de 60 à 50 %. Autrement dit, un contribuable ne pourra pas payer en impôts une somme supérieure à la moitié de ses revenus. En fait, cette mesure ne touche que 90.000 foyers fiscaux (les grosses fortunes) sur les 18 millions assujettis à l'impôt sur le revenu. plus de 99% des Français ne sont donc pas concernés !
L'impôt de solidarité sur la fortune, l'ISF, continue d'exister dans son appellation, mais le gouvernement a prévu de le rendre moins douloureux à ceux qui y sont assujettis : ainsi, il leur remboursera jusqu'à 50 000 euros à condition qu'ils investissent dans une PME, une fondation ou une université. La « solidarité » ne jouera donc pas en faveur des plus démunis, mais envers les patrons, voire leur famille si la PME en question appartient au fils ou au petit cousin !
Le gouvernement propose aussi de faciliter la transmission du patrimoine en « mettant le paquet » sur les donations. Cela n'est pas nouveau. En 2005, le gouvernement dans lequel Sarkozy était ministre des Finances avait déjà augmenté la somme que l'on pouvait transmettre à chacun de ses enfants sans payer d'impôts, la faisant passer de 50 000 à 80 000 euros, et il avait raccourci les délais permettant de renouveler cette opération tous les six ans, au lieu de dix. Mais aujourd'hui, il ajoute un nouveau cadeau à propos des successions. Le gouvernement entend exonérer de droits 95 % d'entre elles. Actuellement, quand il s'agit de successions en ligne directe, des parents vers les enfants, seules 25 %, les plus grosses, sont taxées. C'est donc à celles-là que profitera la mesure.
Aussi, il est prévu que les intérêts des emprunts immobiliers pourront être déduits des revenus à hauteur de 20 % afin, dit le gouvernement, « de faciliter l'accession à la propriété ». Mais, vu les prix de l'immobilier à l'heure actuelle, seuls ceux qui ont un revenu confortable permettant déjà d'acheter et qui paient des impots (50% des Français n'en paient pas) bénéficieront de cette mesure. Il est a noter aussi, que par une augmentation de la demande et la stagnation de l'offre, cette mesure va certainement engendrer une nouvelle hausse des prix rendant ainsi l'accession a la propriété encore plus difficile pour les foyers modestes.
enfin, la détaxation des heures supplémentaires permettra aux patrons d'entreprises de gagner encore plus, tout en embauchant moins.
Tous ces cadeaux fiscaux en direction des plus riches couterons, d'après Xavier Bertrand, porte-parole de Sarkozy durant la campagne électorale, la somme de 12 milliards d'euros.
Posté le 23.05.2007 par blog huriau-actu
L'objectif de Nicolas Sarkozy d'anesthésier l'opinion publique en contrôlant les grands moyens d'information se poursuit .
En effet, son directeur de campagne, Laurent Solly, 36 ans, a été nommé au poste de directeur général adjoint de TF1 et prendra ses fonctions fin juin.
en attendant, il effectuera un parcours d'intégration au sein du groupe Bouygues qui contrôle TF1 avec 42,9% des parts.
Posté le 22.05.2007 par blog huriau-actu
la nomination de Bernard Kouchner en tant que ministre des Affaires étrangères est annoncée par Nicolas Sarkozy comme une volonté d'ouverture , mais la réalité est ailleurs...
Car cette nomination n'est en fait, qu'une habile manoeuvre politique destinée a renforcer la popularité du gouvernement en y greffant une forte personnalité du camp adverse (72% des Français l'approuve) tout en semant le trouble et la zizanie dans le P.S. Et il faut bien avouer que, de ce coté là, c'est une réussite....
Nicolas Sarkozy espère ainsi se retrouver aux élections législatives avec une forte cote de popularité et un parti socialiste affaibli et déstabilisé.
Julien Dray déclare à ce sujet: "Ils veulent une gauche très affaiblie au Parlement et dans le pays pour pouvoir passer en force comme ils le veulent, notamment sur la remise en cause du droit social"
François Hollande: "C'est Nicolas Sarkozy qui animera, qui décidera, qui organisera la politique étrangère car toutes les grandes décisions dans ce ministère appartiennent au Président de la république "
et Lionel Jospin: "Ce n'est pas une ouverture vers les socialistes que de débaucher individuellement un certain nombre de personnalités (...) Il s'agit d'une manoeuvre politique (...) "
Reste a savoir pourquoi Bernard Kouchner a accepté ce poste et il semblerait que ce soit pour lui "maintenant ou jamais" car, à 68 ans déjà , il ne pouvait guère se permettre d'attendre un hypothétique retour des socialistes, pas avant 2012, pour dit-il : " reprendre ce qu'il ne m'était pas du "
Posté le 21.05.2007 par blog huriau-actu
C'est une affaire dont Sarkozy se serait bien passé. En effet, son conseiller pour la justice est inculpé en Belgique. Il s'agit de Patrick Ouart. Il sera prochainement jugé dans une affaire complexe d'espionnage informatique…..
Il s'agit de ce que certains appellent déjà l'Electragate. L'affaire remonte à 2004, alors que Patrick Ouart occupait le poste de secrétaire général du groupe Suez . C'est un mouchard découvert sur l'ordinateur d'un employé d'Electrabel, filiale belge de Suez, qui a entraîné à l'époque, l'ouverture d'une instruction judiciaire.
L'enquête avait ensuite démontré que Suez avait commandité des intrusions informatiques chez Electrabel.
Pour le parquet de Bruxelles, il s'agit de "hacking, tentative de hacking, et interception de communications privées".
Suez craignait visiblement que sa filiale belge, très rentable, veuille se détacher de sa maison mère.
Le parquet a requis le renvoi en correctionnelle dans cette affaire de cinq responsables d'Electrabel et de Suez, dont Patrick Ouart conseiller de Nicolas Sarkozy.
Posté le 14.05.2007 par blog huriau-actu
Un article du Journal du Dimanche (JDD) révélant que Cécilia Sarkozy n'aurait pas voté lors du second tour de la présidentielle aurait été censuré par l'actionnaire de référence de l'hebdomadaire et ami du nouveau président , Arnaud Lagardère.
La garde rapprochée de Sarkozy serait intervenue pour empecher la parution.
Le directeur de la rédaction du JDD Jacques Espérandieu a confirmé qu'un article avait bien été en préparation sur l'absence de vote de Cécilia Sarkozy et qu'il a bien renoncé à le publier.
Les journalistes du JDD souhaitaient raconter comment Nicolas et Cécilia Sarkozy avaient passé leur dernier dimanche, le 6 mai, jour du second tour" et ils auraient "découvert", en consultant le registre du bureau de vote où était inscrite Cécilia Sarkozy que l'épouse du candidat de l'UMP "n'avait pas voté".
l'article censuré mentionnait également "de vifs échanges", dans la soirée du 6 mai au sein du couple Sarkozy.
Posté le 12.05.2007 par blog huriau-actu
"Je certifie sur l'honneur l'exactitude et la sincérité des présentes déclarations". Ensuite, Nicolas Sarkozy a signé sa déclaration de patrimoine.
Une déclaration qui s'est fait attendre longtemps. En effet, C'est uniquement le vendredi 11 mai, que le nouveau président a déclaré au Conseil constitutionnel, comme la loi oblige, la liste de ses biens personnels qui s'élève, selon sa déclaration, à plus de 2 millions d'euros (dont trois contrats d'assurance-vie à la Société générale pour un montant global de 1.906.487 euros).
Et en parcourant le document, on remarque que Nicolas Sarkozy détient 34% d'une Société d'exercice libéral par actions simplifiées (SELAS). Il s'agit du cabinet d'avocat "Arnaud Claude - Nicolas Sarkozy", créé en 2002. Bouygues, Lagardère, Vivendi et d'autres grands noms de la finance font partie de la clientèle de ce cabinet.
Il n'y a qu'un problème, mais d'importance: le nouveau président de la République ne chiffre pas la valeur de cette participation. Pourquoi?
La question est d'autant plus embarrassante, quand on découvre que la société "Arnaud Claude - Nicolas Sarkozy" n'a pas déposé ses comptes auprès du greffe du tribunal de commerce de Paris. le fait que l'actuel premier citoyen de France s'exempte de déposer les comptes de sa société dure au moins depuis 2004... La démarche n'est pas très citoyenne, ni vraiment transparente.
Le journal Libération estime que les 34% de participation au capital de la société "Arnaud Claude - Nicolas Sarkozy" "pèsent aujourd'hui un minimum de 125.000 euros - outre les dividendes qu'il a perçus annuellement, 60.000 euros à ce jour", précise le journaliste Renaud Lecadre.
"Au 'passif', Nicolas Sarkozy mentionne un prêt de 1,1 millions d'euros, dont il est 'caution à titre personnel pour 34%'. Cette partie-là de sa déclaration pourrait poser problème, dans la mesure où un tiers de cette somme empruntée par son cabinet d'avocat a déjà été remboursé. Surtout, cet emprunt n'avait d'autres finalités que d'assurer une plus-value à Mes Claude et Sarkozy d'un même montant, dont on peine à retrouver la trace dans sa déclaration de patrimoine".
Il faut bien admettre qu'il est très difficile de retrouver des traces quand, à la base, les comptes de la société d'avocats de l'ancien ministre de l'Intérieur et ancien ministre des Finances n'ont même pas été déposés.
Avec Sarko, tout devient possible.
Sa déclaration mentionne égalemment des contrats d'assurance-vie, un compte-courant à la Société générale de 10.082,53 euros (à fin février 2007), des plans épargne logement à son nom et à ceux de sa femme Cécilia et de ses trois fils pour un total d'environ 75.000 euros, et deux Codevi à son nom et à celui de Cécilia, pour un total d'environ 10.600 euros. Il déclare également une "Austin mini" datant de 2006 et évaluée à 15.000 euros.
Posté le 12.05.2007 par blog huriau-actu
Philippe Roset, 31 ans, ingénieur, a rejoint mercredi soir sa copine à la fin de la manifestation anti-Sarkozy (lui assure ne pas y avoir pris part) place Saint-Michel à Paris. Embarqué au commissariat du XVIIIe arrondissement pour un contrôle d'identité qui a duré six heures, il a été matraqué à la sortie. Il a déposé plainte pour «violences illégitimes» à l'inspection générale des services. Il témoigne «sans haine de la police» .
«A Saint-Michel, vers 22 heures, nous avons été conduits vers un car de police : des gens tranquilles, des gars avec des dreadlocks, quelques braillards. Dans l'autobus, les policiers ont mis la Marseillaise chantée par Mireille Mathieu. Arrivés devant le commissariat, rue de Clignancourt, on pensait descendre. Mais on a attendu entre deux et trois heures. On était 44 à l'intérieur de cet autobus fermé hermétiquement. Je soupçonne les policiers d'avoir mis le chauffage. Tout le monde était torse nu en train de transpirer. Certains demandaient de l'aération et de l'eau. D'autres criaient "bâtards de flics !". L'un d'eux a dû tambouriner sur la porte, et il y a eu un jet de gaz lacrymogène.
«Ils n'ont mis l'aération que vers la fin. Soit c'était pour rigoler, soit pour énerver les gens. Alors que nous étions tous là pour un contrôle d'identité, pas pour avoir balancé des pavés. Ils nous ont fait sortir un par un, accompagnés par deux policiers corrects, jusqu'au sous-sol du commissariat. Là, un policier qui m'a pris pour un autre qui l'avait insulté m'a dit méchamment : "Je t'ai reconnu. Tu as parlé de ma mère. Allez, baisse les yeux." On a été fouillés. Ils ont demandé nom, prénom, adresse. J'avais mes papiers. Je pensais que c'était fini. Mais on nous a mis dans de grandes cellules. Le gardien asiatique qui ouvrait et fermait le verrou pour qu'on aille aux toilettes était adorable. On a été sortis un à un des cellules, moi au bout de trois heures. J'ai à nouveau décliné mon identité, ça a pris vingt secondes. Je suis sorti du commissariat parmi les derniers, vers 4 heures du matin.
Ma copine m'attendait avec quelques personnes. Un policier a demandé au groupe : "Maintenant, tout le monde est sorti ; partez, dispersez-vous !" On s'en va par la rue Simart. Une dizaine de policiers en blouson nous suivent. Des énergumènes dans le groupe marmonnent entre leurs dents "bâtards". J'entends un policier crier derrière moi "on charge !". Comme je n'ai rien à me reprocher, je continue à marcher. Je crois que le policier derrière moi va me dépasser. Mais je prends un coup de tonfa, puis un autre. Je tombe par terre. Je reprends un gros coup de matraque sur la tête. Je hurle. J'essaie de me protéger. Un policier me relève sans ménagement et me hurle : "Dégage." Il tient un berger allemand en laisse et me pousse à remonter la rue. Je pisse le sang.
A l'hôpital Lariboisière, on m'a fait dix points de suture au crâne. Le médecin a constaté la trace de matraque en travers sur mon dos, des hématomes à l'épaule, au genou, à la jambe. J'ai six jours d'interruption temporaire de travail.
«Je n'ai rien contre la police. Il y en a des réglo, mais il y a aussi des cow-boys, quelques petits roquets qui cherchent et qui trouvent les ennuis avec certains énergumènes. Je comprends que les policiers soient sous pression, d'autant qu'ils ont été copieusement insultés, mais ce genre de violence illégitime fait monter la tension. Celui qui m'a frappé a soit manqué de discernement, soit perdu son sang-froid.»
Posté le 10.05.2007 par blog huriau-actu
Pendant trois jours, il nous a fait honte", écrit Alain Finkielkraut dans "Le Monde" au sujet des vacances du président élu Nicolas Sarkozy, qu'il avait pourtant soutenu pendant la campagne.
"On ne peut pas se réclamer du général de Gaulle et se comporter comme Silvio Berlusconi", déplore le philosophe évoquant l'ancien président du conseil italien. "On ne peut pas en appeler à Michelet, à Péguy, à Malraux et barboter dans le mauvais goût d'une quelconque célébrité de la jet-set ou du show-biz".
"On ne peut pas prononcer des odes à l'Etat impartial et inaugurer son mandat en acceptant les très dispendieuses faveurs d'un magnat des affaires", ajoute-t-il dans une allusion à Vincent Bolloré.
M. Sarkozy "ne s'est pas retiré du monde pour habiter la fonction présidentielle: entre le Fouquet's, Falcon et palace flottant, il a oublié qu'il venait d'être élu président de la République".
Posté le 08.05.2007 par blog huriau-actu
Le syndicat des journalistes CGT (SNJ-CGT) a "fait part de son inquiétude" lundi 7 mai dans un communiqué après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
Selon le SNJ-CGT, le président élu "revendique le fait d"être l'ami de patrons de presse comme Lagardère, Bouygues, Dassault et autres Bolloré, dont les groupes industriels vivent des commandes publiques", et ne s'est "jamais prononcé contre les concentrations" et a eu des "mots assez durs contre les journalistes du service public de France Télévisions". "Faut-il rappeler qu'il s'est fait fort d'imposer tel ou tel journaliste, de faire le ménage à Paris Match et menacer de ses foudres d'autres rédactions?", a poursuivi le syndicat.
Il appelle "tous les syndicats de journalistes et la profession a se rassembler pour empêcher les mauvais coups contre la convention collective, contre le droit d'informer et le pluralisme de la presse". (AFP)